Taille de fructification
On équilibre le bois qui donnera des fruits et celui qui poussera : rameaux trop nombreux supprimés, branches fruitières renouvelées, centre de l’arbre dégagé pour que la lumière atteigne les fruits.
Pommiers · Poiriers · Pruniers · Vergers de particuliers
Tailler un arbre fruitier ne répond pas au même but que tailler un arbre d’ornement : il s’agit de faire des fruits, sur du bois sain, à une hauteur où l’on peut encore les cueillir. Martin Dawson assure la taille des arbres fruitiers — pommiers, poiriers, pruniers — dans les jardins et les vergers de particuliers autour de Rosières-en-Santerre, pendant le repos de l’arbre.
Un vieux pommier oublié depuis des années se restaure progressivement, hiver après hiver : on le ramène sur ses charpentières sans tout couper d’un coup, faute de quoi il réagit par une masse de rameaux verticaux, les gourmands, qui ne portent pas de fruits.

La même visite peut combiner l’entretien de l’année et la reprise d’un arbre négligé.
On équilibre le bois qui donnera des fruits et celui qui poussera : rameaux trop nombreux supprimés, branches fruitières renouvelées, centre de l’arbre dégagé pour que la lumière atteigne les fruits.
Branches sèches, chancres, bois cassé par le poids des fruits ou par la neige : ce bois ne produira plus et héberge les maladies, il est retiré.
Un fruitier oublié est ramené sur ses charpentières, en plusieurs passages, pour retrouver une structure lisible et faire repartir du bois jeune.
Les branches coupées sont rassemblées, broyées et évacuées, ou laissées en broyat si vous voulez pailler le pied des arbres.
Regroupé sur cette page
Un cas qui n’y figure pas ? Décrivez-le dans la demande de devis.
Essence, âge, état sanitaire, récolte de l’année passée : ce qui est coupé dépend de ce que l’arbre montre.
Coupes nettes, au-dessus d’un bourgeon ou au ras d’une branche porteuse, sans laisser de chicots qui pourrissent.
Sur un vieil arbre, on ôte d’abord le bois sec et les charpentières qui s’entrecroisent ; les passages suivants affinent la structure.
Bois de taille rassemblé, broyé et évacué, ou laissé en broyat au pied des arbres.
Au-delà de deux mètres de haut, un arbre doit se tenir à deux mètres au moins de la limite du terrain ; en dessous, un demi-mètre suffit. Les fruitiers conduits en espalier échappent à cette règle : ils peuvent être plantés contre le mur séparatif, d’un côté comme de l’autre, pourvu qu’ils ne montent pas plus haut que le mur.
Source : Code civil, article 671 (Légifrance)
Les fruits tombés naturellement des branches qui avancent sur le terrain voisin appartiennent au voisin. Il peut aussi exiger que ces branches soient coupées : c’est alors au propriétaire de l’arbre de s’en charger.
Sources : Code civil, article 673 (Légifrance) · Service-public.fr : plantation de végétaux, fiche vérifiée le 12 décembre 2025
Le champignon du plomb parasitaire (Chondrostereum purpureum) pénètre dans l’arbre par les plaies de taille, et les pluies d’automne favorisent la contamination ; le feuillage prend alors une teinte argentée, plombée. Parmi les mesures de prévention que décrit INRAE : protéger rapidement les grosses plaies de taille, désinfecter souvent les sécateurs, tailler en dernier les arbres atteints.
Source : Ephytia (INRAE) : plomb parasitaire du prunier, fiche mise à jour le 17 juillet 2025
Souvent, oui, tant que le tronc est sain. On retire d’abord le bois sec et les branches maîtresses qui s’entrecroisent, puis le bois fruitier se renouvelle sur plusieurs hivers. Un arbre creux ou attaqué au pied est un autre sujet : il se juge sur place.
C’est la taille qui règle la production : on supprime une partie des rameaux pour que l’arbre concentre sa sève sur les branches qui porteront des fruits, et on renouvelle ces branches fruitières avant qu’elles ne s’épuisent. Elle se fait pendant le repos de l’arbre.
Pas tout à fait. Les fruitiers à noyau, pruniers et cerisiers, supportent mal les grosses coupes et sont exposés au plomb parasitaire par leurs plaies : on les taille plus légèrement, en évitant les coupes inutiles. Pommiers et poiriers, fruitiers à pépins, acceptent une taille de fructification plus poussée.
Oui, en plusieurs fois. On raccourcit progressivement les branches les plus hautes au-dessus de branches plus basses bien placées, pour ramener la récolte à portée d’échelle ; une réduction brutale ferait surtout pousser des gourmands.
Les vergers de particuliers ne manquent pas autour d’Amiens : Saint-Sauveur en conserve de très anciens. À Noyon, ville d’un marché aux fruits rouges, les jardins conservent des pommiers et des cerisiers de plein vent, et le bocage de Guiscard ses vergers de ferme. Plus près du siège, les fruitiers des jardins du Santerre se taillent sur les mêmes principes.
Décrivez votre chantier en deux lignes et joignez une photo de l’arbre ou du jardin : c’est ce qui permet à Martin Dawson de dire tout de suite ce qu’il faut prévoir, une grimpe, un treuil, une taille ou une tonte. Le devis est gratuit et sans engagement.